Recherche

miscellanees2015.online

Ne pas se laisser pétrifier par la neige qui tombe lentement chaque jour…

Catégorie

2020

Des chiffres ronds, comme l’âge que l’on a , les courbes de nos formes, le dos pesant des charges pas vraiment voulues, les doigts qui se sont mis en virgule, le regard qui embrasse mieux, comme les bécasses que nous sommes, bêtes suivant le dicton, prodigieusement malignes et aguerries devant la rouerie des hommes. Rondeurs qui nous vont bien en somme…

www.facebook.com/groups/2408191076078401/permalink/3100561076841394/

On s’voit là-bas?

Accordements… Un récit de vies

Après Paroles de l’attente, paru en Mars, voici mon livre de juin aux éditions Ex Æquo, collection Hors Temps ( récits historiques).

Un pas en avant, une recherche, une quête.

Mon grand-père me disait toujours d’avancer , comme les soldats sur le front quand ils le pouvaient. Sa réflexion en héritage, son espoir de revenir un jour et cette détermination qu’il avait de retrouver ses amis depuis ce foutu pastis, comme il le disait: la guerre des hommes. Mon grand-père, mais pas que lui, un autre soldat, britannique, inlassable conteur que je suivais , en l’écoutant, sur les chemins des Downs, Angleterre… Le souvenir affleure quand on ne le convoque pas et ce fut une découverte dans l’Illustration du 7 août 1915, d’un événement sur leurs terres de combat, qui m’a conduite vers ces fronts lointains dont on ne sait plus l’existence que par des plaques apposées, des monuments de femmes éplorées, des tombes oubliées ou disloquées ; c’est la détermination qu’il avaient et le caractère qui était le leur, conjugués avec ma curiosité et mon intérêt pour la musique et la peinture, qui m’ont conduite vers eux à travers ce récit d’émotion contenue. Écoutez un extrait…

Hommage à Giorgio Scalco, peintre italien…

Critique littéraire de…

www.facebook.com/100000582861329/posts/4612896128739770/

Balade une

Un polar de 2014 publié en Belgique…

En hommage à Pierre Magnan que j’aimais rencontrer à Forcalquier…

Retour en terre sèche, aux éditions Murmure des soirs

Les Festes…

La semaine pascale était ponctuée de pièces d’auteurs provençaux dont les partitions avaient exhumées par Guy Laurent: Jean Gilles, ses motets, Campra et d’autres moins connus, auteurs aux pièces ciselées que les Festes d’Orphée nous offraient à Pâques dans La Chapelle Sainte Catherine de la rue Mignet à Aix… puis après des années de travaux remarquables, le groupe n’eut plus de subsides pour résister et La Chapelle fut fermée pour réhabilitation. La joie de la période pascale qui, pour les uns, venaient du Christ vivant, pour d’autres, de la saison lumineuse du printemps, nous tenait en émoi en fin de journée dans le silence ébahi et dans l’absence de mouvements du corps, assis comme élèves studieux … les notes sobres s’élevaient des voix baroques sous la voûte et nous étions transformés un long moment pour accueillir la part de mystère que la vie nous dispense sans que nous n’ayons rien fait de grand… Aix retrouvait dans ses couvents d’alors les voix implorantes de ses religieuses en un stabat mater , celui de Delalande, qui n’en finirait pas , semblait-t’il de nous tendres bons…

Et puis c’est Tavernier…

Je retiens le sourire des hommes, amical et plein de choses qui ne se disent pas; un cinema à hauteur d’homme qui comprend ses faiblesses; de cela, il reste comme un moment de bonheur en nous en y pensant , en revoyant Noiret, si profond et tous ceux qui trinquent avec Tavernier parce que c’est aussi ça, vivre: partager. Télérama de la semaine développe l’hommage mérité, je ne fais que saluer humblement un homme bien.

La touche du tribun Mirabeau…

Pas de chance de mourir à 42 ans quand on aime la vie.

Et les femmes. Sa mère lui avait dit qu’il était laid, Mirabeau, et qu’il ne serait pas aimé; forcément, attraper la vérole à 3 ans , ça laisse des traces, mais curieusement il fut un bon amant, vérolé qu’il était. Orateur hors pair qui s’opposait tant à la dictature qu’à la démagogie ; le peuple qui portait un 2 avril 1791 sa dépouille au Panthéon , laissa tomber l’idée; pour lui Mirabeau était un royaliste finalement; l’ami de la révolution devenait honni, banni, oublié…Je suis allée le trouver au palais de justice d’Aix, dans la cour centrale; l’ai regardé, lui ai trouvé belle allure; provocateur, arrogant, ça ne me déplaisait pas; peut être même qu’il m’aurait séduite, qui sait… Par son intelligence et son amour des femmes, oui. J’ai en tête ce que lui ressassait sa mère sur sa laideur et sur la difficulté d’être aimé par une femme un jour; Gabriel répondait: « j’espère qu’elle ne me regardera pas au visage… le dessous aidera le dessus »

Si l’envie vous vient de le mieux connaître, trois pistes; lire son discours sur l’émigration, enquêter sur sa vie ( Ouiki vous dira tout, Ouiki sait tout), lire l’excellent bouquin de Raymond Jean: Le dessus et le dessous.

Une quatrième voie : se mettre à écouter Cherubini : La mort de Mirabeau ( le premier mouvement seulement …)

Oublier la mémoire… De la Commune

On dit que l’âge d’un homme c’est entre 80 et 90 ans environ; puis on enterre celui-ci, ou on le brûle puis on l’ oublie… La mémoire, c’est ça, ce petit exercice qui ne s’exerce plus. Ainsi la Commune…

Quoique… Je viens de découvrir qu’il en est, par chez moi, qui aiment à se rappeler avec persistance jusqu’à en faire un livret, qu’il y a 150 ans, gouvernait un monsieur Thiers Adolphe (que j’ai la tristesse immense de trouver dans ma généalogie) qui a sa rue dans ma commune:BOUC-BEL-AIR ( avec tirets s’il-vous-plaît depuis que l’a signé Fallières en 1907!)

Bref, Thiers né à Bouc, pas né à Bouc ( la différence, dites-moi?); et parler de lui juste cette année, quelle outrecuidance!

J’ai trouvé dans la cave de mon grand-père le prix du certificat d’études de celui-ci daté de 1902. Sérieux et tout, le bouquin avec l’estampille de l’Éducation Nationale ( vous remarquerez que je mets des majuscules car j’ai servi la grande dame laïque plus de 40 ans); le livre s’intitule Paris sous les obus. 17 septembre 1870-3 mars 1871, d’un certain A.J Dalsème, daté du 1er mars 1898. Tout frais en somme, 27 ans après la commune et relatant des faits qui se sont déroulés juste 17 jours avant la Commune de Paris= intéressant, cet éclairage sur les tergiversations pour une armistice que la Commune ne pardonnera pas!

La Commune de Paris, commencée un 18 mars, fut génératrice de tant de choses bonnes, la laïcité, les lois d’égalité, le féminisme… Elle fut écrasée( on veut l’ignorer ou quoi?) fin mai1871, par le président de la république, Adolphe Thiers, qui envoya la troupe; rien que ça, le sang versé . Ça s’oublie des choses pareilles? Adolphe Thiers, il mérite un livre?

(Extrait du Télérama ci-dessous.)

C’est cela la mémoire. Perso, rien à faire que le sieur Thiers soit né dans mon village. La gloriole, pas mon truc; le respect de l’homme, oui! Mais sûrement pas de celui -là!

Dans notre France , on passe son temps à occulter l’évidence. Il y a de ces détails énormes de l’histoire qui restent en travers du souvenir, comme ces garces d’arêtes de rascasse, dans la gorge… Je ramone, moi?

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :