L’écran  s’ouvre sur les mails et les mails sur l’actualité: Un numéro de LE POINT  ce matin: L’art français du mauvais esprit; je lis.

Mais pourquoi je vais vers cette lecture?  Parce que le mauvais esprit, je connais? Si je sais le déceler, c’est qu’il m’est familier? Et s’il m’est familier, c’est que peut-être que j’en suis atteinte?! Syllogisme évident.

Pourtant, je m’en défends en Don Quichotte quotidien qui traque les minableries; et il y en a eu ces derniers mois dans mon carré de choux, entendons l’endroit où j’habite…

Chemin faisant, c’est-à dire article lisant, je me rends compte que le mauvais esprit français dont il est question, c’est seulement le trait d’esprit, vif et acéré que nos hommes illustres ont toujours su  lâcher; ainsi rappelle LE POINT, Talleyrand, à qui cette dame offusquée de voir Thiers se hisser, avait lâché:  » Quoi, vous recevez ce parvenu? » et Talleyrand de répondre:  » Il n’est point parvenu, il est arrivé! »

Une banalité en somme au fil des jours, car tant arrivent qui étaient parvenus et à tout échelon. Quand le mauvais esprit  français est dans les mots, c’est joli; mais il est hélas trop souvent dans les faits et sur les chemins de traverse, si étroits fussent-ils. Petits et ridicules sentiers.

À surveiller, même en été…

2288